Blandine galtier

Blandine Galtier pratique la gravure en taille douce en ayant recours à différentes techniques : eau forte, aquatinte, gaufrage, carborundum, chine-collé, manière noire… Au cuivre, elle préfère le zinc au caractère plus malléable et plus tactile. Sans doute aussi en raison du statut de matériau ordinaire du zinc de toiture, que la gravure vient ennoblir.
Les « paysages manufacturés » ou façonnés par l’homme jalonnent son œuvre d’artiste graveur. La représentation des infrastructures routières et aéroportuaires illustre le phénomène d’anthropisation des paysages sur fond d’urbanisation et de modernité conquérantes.
Le trait met en valeur les lignes de force du paysage ou ses composantes esthétiques, en le réinterprétant. Tandis que le dessin puise dans le réel, l’exploration du langage plastique de la gravure ouvre le chemin vers l’abstraction. La profondeur des noirs accentuée par le creusement et la morsure de la plaque est souvent recherchée. L’encre vient soutenir le gaufrage qui révèle la nature du papier instaurant ainsi un dialogue subtil.